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Le secteur minier gabonais peut augmenter son poids dans l’économie nationale

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 Coopération Gabon-FMI

Le secteur minier gabonais peut augmenter son poids dans l’économie nationale

Tel est le sentiment de la mission du Fonds monétaire international, au sortir de la séance de travail avec le ministre des Mines, mercredi dernier.

 

En raison de la conjoncture économique que subit le Gabon, au même titre que les autres pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac), celui-ci a sollicité l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) pour l’accompagner dans son Plan de relance économique (PRE).

Il s’agit pour l’institution de Bretton Woods d’aider notre pays, non seulement à maîtriser davantage le mécanisme de production des ressources qui alimente les caisses de l’Etat gabonais, mais aussi de voir quel effort peut être consenti dans le cadre du PRE.C’est tout l’intérêt de la séance de travail du mercredi 15 février courant, entre le ministre des Mines, Christian Magnagna, et la délégation du FMI, autour de leurs experts respectifs. Cela, au regard du rôle que le secteur minier devrait jouer dans la relance de l’économie nationale.

Depuis la fermeture de la Compagnie des mines d’uranium de Franceville (Comuf) à la fin des années 1990, l’activité minière au Gabon se concentre à présent sur deux ressources minérales : le manganèse et l’or. La production annuelle de manganèse par la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), oscille aujourd’hui autour de 3 millions de tonnes. Ce chiffre pourrait atteindre 6 millions de tonnes, à moyen terme, grâce aux contributions de la société Nouvelle Gabon Mining et de la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Huanzhu, en activités respectivement à Franceville et Ndjolé.

Quant à celle de l’or, elle se situe autour de 1,5million de tonnes par an. Si cette production provient pour l’instant de la mine à ciel de Bakoudou, développée par la société Ressources Golden Gabon, la décision du conseil des ministres du 11 février 2016 de mettre en place un cadre normatif pour l’exploitation de cette ressource, désormais classée ‘‘substance stratégique’’, devrait permettre de mieux suivre la production en termes de qualité et de quantité. La mise en exploitation du gisement d’Etéké par l’opérateur précité s’inscrit dans cette perspective.

En somme, la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut (PIB) du pays est encore faible. Toutefois, les politiques initiées depuis quelques temps commencent à se matérialiser et devraient bientôt produire les résultats escomptés. Et les experts du Fonds monétaire international sont bien persuadés que «le secteur minier gabonais peut, au regard de ses multiples opportunités, contribuer à mobiliser davantage de ressources et élever son poids dans l’économie nationale».

Une conviction qui a amené le ministre des Mines à saluer l’initiative et l’assistance qui sera apportée à notre pays par le FMI, dans la recherche des solutions à la crise économique. Non sans marquer l’entière disponibilité de son département à communiquer toutes les informations pouvant permettre à la délégation du Fonds d’avoir une meilleure perception du secteur minier.

Publié le : 20 / 02 / 2017